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  L'ours des Pyrénées

  Au jour le jour

  Le 22 novembre 2000, Christian Chatry, directeur du Parc National annonce un coût des dégâts commis par Néré (le fils de l'ourse slovène Ziva)  estimé à  129 000 F pour l'année 2000. (article de la Dépêche)

 
En cette fin d'année 2000, force est de constater que l'ours à beaucoup moins défrayer les journaux que l'année dernière. Est-ce l'ours ou l'homme qui s'est assagi ?

  CAP Ours est une coordination associative pyrénéenne créée en février 2001 qui plaide en faveur de la cohabitation de l'homme et de l'ours . Elle regroupe une vingtaine d'associations tout le long de la chaîne qui militent en faveur de la cohabitation homme/ours. Son rôle est de faire des propositions au gouvernement, promouvoir la présence des bergers, dynamiser le pastoralisme, rechercher de sources de financement pérennes.

  Les ours sont sortis de leur hibernation, un pêcheur peut en témoigner, il a vu entre Ax les Thermes et Mérens (Ariège) un ours qui pourrait être Boutxy, un des petits de Melba. Il a 4 ans et porte un émetteur depuis sa capture en septembre 1999 à Mijanès.(article de la Dépêche)

  Néré, fils de Ziva de deux ans et demi, actuellement dans le secteur d'Asson (Pyrénées-Atlantiques), va être équipé d'un émetteur afin de prévenir les attaques de troupeaux.
Entre mai et août dernier, il a blessées ou tué une centaines de bêtes dans les Hautes-Pyrénées.

  Par décision de Dominique Voynet, la ministre de l'Environnement, le préfet des Pyrénées-Atlantiques est autorisé à faire capturer Néré pour qu'on lui pose un émetteur, Jean-Jacques Camara est chargé des repérages (26/03/2001).

  Augustin Bonrepeaux parlementaire et pourfendeur des ours slovènes, vient d'être élu à l'unanimité Président du Conseil Général de l'Ariège (29/03/2001).

  L'ours slovène (il s'agirait de Bouxty) qui a été repéré vers Ascou le 1er avril 2001 est réapparu à Orlu ces jours-ci, pour un raid sur les ruchers locaux. L'ours cherchait le couvain des ruches, c'est-à-dire les larves des abeilles dans leurs alvéoles (à cette époque de l'année il n'y a pas de miel) pour se gaver de cette nourriture riche en protéines. Malheureusement, lors de pareilles déprédations, la reine de la ruche disparaît parfois.

  Une manifestation anti-ours a eu lieu le 14 avril 2001 dans la vallée de l'Ayré, non loin de Barèges, pour dénoncer la présence d'un ours dans un secteur où ils doivent conduire leurs troupeaux. A cette occasion, Marylise Broueilh, présidente du syndicat des éleveurs de mouton Barèges- Gavarnie et de l'association de sauvegarde du patrimoine pyrénéen, a réclamé la capture de l'ours et son renvoi dans les communes à l'origine de la réintroduction. "Si les autorités ne décident pas de capturer l'ours, nous garderons nos animaux avec un fusil... Un ours, c'est un fauve... nous avons été reçus par le préfet, il y a une quinzaine de jours, qui nous a proposé de participer à une cellule de concertation pour suivre et gérer le problème. Nous ne voulons pas gérer le problème, on ne veut pas de l'ours. Sa présence est une atteinte à l'économie locale - tourisme et agriculture -. Ceux qui veulent la réintroduction de l'ours sont des apprentis sorciers. L'écologie, nous, on la fait sur le terrain. Nous ne voulons pas voir bousculer nos pratiques pastorales par la réintroduction de prédateurs. Aujourd'hui c'est l'ours. Et demain, ce sera le loup ?"
Selon les conditions météorologiques, une battue, a priori symbolique, pourrait avoir lieu dans les jours qui viennent.

  Le 20 avril 2001, les spécialistes du suivi de l'ours dans les Pyrénées affirment que les traces d'ours qui auraient été découvertes par des éleveurs ovins sur les hauteurs de Barèges ne sont en fait que des empreintes de chiens. Quant au possible passage de Néré et de Pyros (deux ours slovènes), Néré était à Louvie-Juzon et Pyros dans la vallée du Louron lorsque les empreintes ont été relevées. Les éleveurs du pays Toy, par la voix de Marie-Lise Broueilh, maintiennent que ce sont des traces d'ours et affirment qu'il y a eu des entrées illégales d'ours Slovènes non repertoriés.

  Lundi 31 avril 2001, une centaine d'éleveurs et élus venus des Pyrénées en général et de Bigorre en particulier se sont retrouvés à Barèges (65), dans le secteur du plateau du Lienz, pour une battue à l'ours symbolique . Il s'agissait de trouver des indices du passage de l'ours dans ce secteur et de dénnoncer une fois de plus l'impossible cohabitation berger/ours. Ils ont trouvé des touffes de poils, des excréments et des traces sur un tronc sans pouvoir l'attribuer de façon certaine à l'ours. Jean Baylocq, le maire et conseiller général de Bielle, dans les Pyrénées-Atlantiques, s'est clairement déclaré pour l'abattage du slovène.

  Mercredi 9 mai 2001, Une délégation composée d'élus et d'éleveurs des départements pyrénéens a été reçue à Matignon par un conseiller du Premier ministre et deux haut- fonctionnaires du ministère de l'Environnement, pour exprimer une nouvelle fois le mécontentement face à l'ours.L'Etat s'est bien gardé de s'engager, entre les berger et éleveurs mécontents et les associations de défense de l'ours.

  le 12 mai 2001, un ours s'offre une nouvelle razzia dans les ruches. Après Orlu en Ariège, il a goûté au miel de Haute-Garonne non loin du col des Ares.Nouvelle manifestation anti-ours samedi 12 mai, à Ax les Thermes en Haute-Ariège, fief de Agustin Bonrepaux, et dénonciation de l'illégalité de la réimplantation de l'ours effectuée contre la convention de Berne qui prévoit une étude préalable et l'assentiment des populations.

  Dans les Hautes-Pyrénées, la montée aux estives coincide avec le festival Eolo Tempo (cerfs-volants) qui se tiendra les 1er, 2, 3 et 4 juin 2001 à Estaing (65). Des tensions sont apparues entre les éleveurs et les organisateurs du festival au sujet du stand de la DIREN (Direction de l'Environnement), les éleveurs menacent de profiter du festival pour manifester contre l'ours.

  Fin mai 2001, Yoplait lance une grande opération "ensemble protégeons l'ours" avec l'association Artus (pour l'achat d'une peluche ou d'un porte-clés ours, 10 fr. sont reversée à l'association).

  Mi-juin 2001, le cadavre d’un ourson de souche pyrénéenne a été retrouvé au dessus de Laruns, dans le secteur du Bitète. Selon les premières analyses des experts du réseau Ours Brun, il s’agirait d’une mort naturelle. L’ourson avait environ un an, âge où les plantigrades sont très fragiles. Les restes seront analysés par un laboratoire de génétique de Grenoble. Cette mort prématurée remet en cause la pérennité de la population d’ours pyrénéens en Béarn. L'analyse à appris qu'Il était le fils de la femelle Canelle et, certainement, du mâle Papillon, sa mort remonterait au début ou à la fin de son hibernation, période difficile durant laquelle l’ours est très faible.

  Un autre ourson vient d'être découvert mort en ce début de mois de juillet 2001. la DIREN Midi-Pyrénées (Direction régionale de l’environnement) a annoncé la mort d'un autre ourson retrouvé dans une falaise, au pied d'un ruisseau sur la commune de Seix en Ariège. C'est probablement sa chute qui a causé sa mort il y a environ un mois, juste à sa sortie d'hibernation. Il s'agit d'un ourson âgé d'environ 6 mois et pesant 7 kg. issu vraisemblablement des ours Slovènes réintroduits, peut être le fils de Ziva, des prélèvements sont en cours d'analyse. Le taux de mortalité des oursons peut atteindre 45 % la première année, ces deux décès naturels de jeunes ours en font partie.

  Dans le cadre de ses actions de développement durable, l'ADET (association pour le développement économique et touristique des Pyrénées centrales) lance un programme de promotion des activités valorisant la qualité de l'environnement autour de l'image de l'ours. A ce jour (27/04/2001), 70 professionnels (accompagnateurs, restaurateurs, artisans...) bénéficient de ce label.

  Le 18 août 2001 à Melles (31), le mémorial au programme à la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées centrales sera inauguré (rens: 05 61 79 41 66)zzDurant l'été 2001, on compte 12 ou 13 ours dans les Pyrénées dont au moins 7 réintroduits. Pyros s'est baladé dans les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne et l'Espagne, Néré, fils de Ziva semble s'être installé en Béarn. Boutxy séjourne en Ariège et d'autres dans les Pyrénées Orientales, le Val d'Aran... Les ours ont eu un comportement stable et les sujets réintroduits se sont acclimaté sans difficultés.

  Le 20 août 2001, un photographe prend un cliché avec un appareil à déclenchement automatique dans le massif de Sesques dans les Pyrénées-Atlantiques. Il s'agit d'un ours avec une bague rouge à l'oreille, il pense avoir à faire à Ziva, première ourse Slovène réintroduite, et si c'est bien Ziva, cela pourrait vouloir dire que les dégâts commis l'an dernier dans la vallée de l'Ouzoum ne seraient pas uniquement l'oeuvre de Néré seul. Mais tout le monde n'est pas d'accord sur cette identification, notamment Jean-Jacques Camarra, chargé du suivi des ours pour qui Ziva s'est établie en Espagne. Le 26 mai, le même photographe avait déjà photographié un ours qu'il avait reconnu comme Néré.

  Une brebis a été tuée et une autre blessée sur le secteur d'Anouilhas dans la semaine du 24 septembre 2001. Le conseil municipal de Laruns (64) a voté une délibération pour exiger le retrait de l'ours slovène de son secteur.

  Dans la Dépêche du 26 septembre 2001, un article ou des éleveurs et éleveuses déclarent que la réintroduction de l'ours est bénéfique pour leur métier et que la politique d'accompagnement leur permet de mieux surveiller leur troupeau, de se doter de chiens patous, et de valoriser le métier de berger.

  Samedi 29 septembre 2001, un ours, peut être Néré, aurait causé la mort directe de 3 brebis et indirecte d'une trentaine en début de semaine à Luz-Saint-Sauveur (65).

 

 
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