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Carte des régions |
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La
lettre mensuelle d'Origine Pyrénées :
actus, animations, promos…  |
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Un
légitime besoin d’échanges |
01/2003 |
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Les échanges entre l’Espagne
et la France, et plus généralement entre le
nord et le sud, ne cessent de s’accroître, le
problème de la traversée des Pyrénées
agite pas mal les esprits sans qu’un plan global ne
se profile clairement.
C’est dans ce contexte agité que le tunnel
du Somport à ouvert le 17 janvier dernier après
9 ans de travaux et pas mal de remous. L’inauguration
s’est déroulée presque discrètement,
boycottée d’un côté par les élus
de la vallée d’Aspe, parasitée de l’autre
par une contre manifestation.
L’Espagne croît rapidement, les échanges
sont en constante augmentation et se concentrent sur le
littoral, 97% du transport de marchandises se fait par route.
Aujourd’hui le trafic à travers les Pyrénées
est deux fois plus important que celui entre l’Italie
et la France.
En observant une carte, on s’aperçoit
vite que la voie la plus directe pour relier Pampelune,
Saragosse, Lérida, voire Madrid, à la France
et à l’Europe du nord passe bien par le Somport.
Il est possible que les politique aient eu la même
réflexion quand ils ont déterminé l’axe
européen E7 reliant Bordeaux-Pau-Saragosse, peut
être à l’image de la vallée de
la Maurienne comme en atteste la première
enquête d’utilité publique de 1990. |
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Le col du Somport est une voie d’échange déjà
utilisée par les romains. En 1808 Napoléon
1er ordonna le projet d’une grande route reliant paris
à Madrid via Pau, Oloron et Saragosse, la chaussée
sera crée en 1877.
aujourd’hui que les échanges ne se font plus
à dos de mulet, pourquoi ne pas transformer l’antique
N134 en voie moderne et rapide et répondre ainsi
aux légitimes besoins de la France et de l’Espagne
?
C’est en effet un point de vue défendable tant
que l’on n'est pas passé par cette vallée
magique. La vallée d’Aspe est une superbe vallée,
écologiquement riche, refuge des derniers ours pyrénéens.
L’idée qu’elle soit transformée
en cuvette de passage à camion est proprement insupportable.
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Enrayer
le déclin d’une vallée |
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La vallée d’Aspe a vu sa population divisée
par 3 depuis le début du siècle, la dernière
école a fermé il y a peu de temps. Tout à
leur désir de faire quelque chose pour que la vallée
revive, les élus se sont laissés charmés
par des sirènes qui leur ont fait croire que les
flux routiers revitalisent une vallée. Les promesses
d’aménagement et de développement ont
fait peser la balance en faveur du projet, sans que les
élus et la population n'en pèsent les risques.
De plus, le discours politique à toujours été
ambigü et flou, il est difficile de connaître
quels ont été et quels seront les véritables
projets pour cette voie de communication ; selon Eric Pétetin,
même aujourd’hui, le tunnel ne serait que le
premier maillon d’une future autoroute.
L’Etat avait promis d’améliorer la route,
de faire des déviations, d’embellir, d’aménager…,
les 63 gendarmes et leurs familles devaient être installés
à Urdos.
Depuis quelques années déjà les élus
émettent des réserves, maintenant qu’ils
se rendent compte que les aménagements ne seront
pas fait avant des décennies, qu’ils ne sont
même pas prévus dans le contrat de plan, que
les gendarmes vont être installés à
50 km de là, à Oloron Sainte Marie et non
dans la haute-vallée, ils se sentent floués.
La seule issue de la vallée d’Aspe est le tourisme
vert et la valorisation de son environnement, le fait qu’elle
soit sous équipée serait plutôt un atout
pour imaginer de nouveaux projets. Il est évident
qu’il faut de bonnes voies d’accès, mais
ce n’est pas un flux ininterrompu de camions qui attireront
les touristes. |
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