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Carte des régions |
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La
lettre mensuelle d'Origine Pyrénées :
actus, animations, promos…  |
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Le
grand tétras
ou coq de bruyère |
06/2001 |
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 Nom: grand
coq de bruyère ou grand tétras, tetrao urogallus
en latin. Il est appelé coq de bruyère car il
se déplace plus souvent au sol qu'il ne vole.
 Famille des
tétraonidés
 Classe des
oiseaux, ordre des galliformes
 Envergure
de 95 à 130 cm
 Durée
de vie: de 13 à 15 ans
 Couleur:
la robe est noire et brune avec un plastron à reflets
métallique pour le mâle, la femelle est rousse
tachetée de brun et ocre.
Le mâle a une caroncule rouge vif au-dessus de l'il.
 Présence:
Pyrénées françaises et espagnoles, monts
Cantabrique, Vosges, Jura, Ecosse, Alpes, Scandinavie et Russie,
réintroduit dans les Cévennes.
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femelle
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mâle
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| La
femelle est tellement différente du mâle
que l'on a longtemps cru qu'il s'agissait de deux
espèces différentes. |
 Particularités:
C'est le plus gros des gallinacés (famille des poules)
européen, particulièrement adapté au
froid, ses pattes sont emplumées jusqu'au doigts et
des écailles lui servent de raquette pour marcher dans
la neige.
Très grandes différence de
taille et de robe entre le mâle et la femelle.
Ses puissantes ailes courtes et arrondies lui permettent
des décollages en chandelle sur quelques mètres,
puis une descente en vol plané rapide (jusqu'à
80 km/h) dans la pente.
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Adapté
aux conditions extrêmes |
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En
hiver, le coq ne se déplace qu'une heure trente le matin
et autant le soir pour se nourrir d'aiguilles de conifères
qu'il digère grâce à la modification de
son appareil digestif, le reste du temps il est immobile dans
la neige. Particulièrement bien adapté aux températures
basses - toutes ses plumes sont doublées d'une plumule
de duvet qui lui permet de garder une température égale
- il supporte mal la pénétration croissante des
randonneurs en raquette qui l'oblige à s'envoler, lui
faisant ainsi brûler de précieuses calories, et
repérer de ses prédateurs (renard, martre, aigle
royal, grand duc
.).
Autre sujet d'inquiétude, le réchauffement du
climat et les hivers doux entraînent une plus grande
mobilité de ses prédateurs, les printemps frais
et pluvieux que nous connaissons depuis plusieurs années
fragilisent encore les poussins qui n'ont pas le duvet nécessaire
pour résister au froid et doivent brûler toute
leur énergie pour se réchauffer au lieu de se
nourir. |
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Jusqu'ici prospère
et abondant, il est actuellement en voie de disparition et
les naturalistes s'inquiètent beaucoup de son avenir.
Long à décoller et peu agile en vol, c'est une
proie facile. Outre la chasse dont il a été
l'objet, le coq de bruyère est très sensible
aux modifications de son milieu et aux intrusions de l'homme.
Les aménagements en montagne le dérangent et
peuvent même causer sa mort directe comme lorsqu'il
est blessé par les câbles de téléphérique
ou de télésiège.
Dans les alpes, les Vosges et le jura il presque disparu.
Il se porte encore relativement bien sur le massif pyrénéen
où il reste encore des écosystèmes sauvegardés
et des territoires pas ou peu visités par l'homme.
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Pendant
les 3 dernières secondes du chant nuptial, le
mâle perd la vue et l'ouie. Les poules ne répondent
qu'à 10% des candidats mâles. [photo
C.Rebelle]
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La reproduction est en chute libre, il y a dix ans, une femelle
parvenait à élever 1,1 jeune, ce qui peut suffire
à assurer le renouvellement des générations.
Ce taux chute régulièrement pour arriver à
un taux de 0,4 jeune en 2000, largement insuffisant pour la
survie de l'espèce. Sur 5 poussins nés en juillet,
un seul vivra encore en décembre.
Aujourd'hui espèce protégée, sa chasse
est toutefois autorisée sur le massif, hormis pendant
la parade. Une fois repéré le coq est une proie
facile qui ne décolle que très lourdement, laissant
tout son temps au chasseur, un simple bâton peut même
suffire. La chasse est suspendue si les comptages sont mauvais,
ce qui à été le cas en 2000. Considéré
comme un symbole par les montagnards, les chasseurs semblent
décidés à préserver l'espèce.
Depuis quelques années un groupe de scientifique s'est
réuni au sein de l'observatoire des galliformes de
montagne et permet de centraliser les informations des différents
acteurs afin de mieux connaître et protéger l'espèce. |
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