|
|
Il demeure encore entre 5 et
7 ours peut-être entre les deux vallées d'Aspe
et d'Ossau.
L'intégrisme intéllectuel faisant rage sur
le sol français voir européen, obnubilé
par la défense des prédateurs tels que loups,
ours, serpents, rats... Tous ces intellectuels fascinés
par cette faune sauvage où reptiles dangereux et
fourmis rouges jouent les prédateurs des travailleurs
des campagnes et du monde rural. Ils préconisent,
exigent le retour au travail ancestral pour ces populations,
ils leur imposent de partager le territoire qui a toujours
été leur lieu de travail.
Leur est-il arrivé un seul instant de se poser
la question : " ne sont-ils pas eux-mêmes les
prédateurs décideurs imposant aux populations
qu'ils colonisent, pour une raison d'état, des
conditions de vie et de travail ancestrales, envisageant
même des interdits ? "
Mais ceux-ci ont trouvé dans notre pays des prédateurs
politiques aussi irresponsables qu'opportunistes, ce qui
n'est pas rien, ennivrés par leur griserie élitiste,
rêvant de se faire un nom dans l'histoire locale
et si possible nationale.
L'histoire de l'Ours a pris forme dans les années
1974 où deux ours furent abattus par des chasseurs
en vallée d'Ossau. La déclaration d'amour
politisée mise à nu à l'opinion publique
par François Mittérand fut guidée
par l'opportunisme de cet homme à saisir un sujet
médiatique important.
C'est ainsi que fut donnée mission au Préfet
des Pyrénées Atlantiques dans les années
1980 de développer l'idée en Béarn
de sauver l'Ours Brun des Pyrénées.
Des crédits d'étude furent dégagés
et employés à organiser un voyage gratuit
à des hommes publics qui sentirent dès lors
monter en eux une vocation nouvelle : Sauver l'Ours.
Un voyage agréable fut ainsi organisé quelque
part en Roumanie ; Messieurs Bertrou-Cantou, conseiller
général d'Arudy, René Rose, maire
de Borce, un berger de Lys, Jean Esturonne accompagnés
d'employés de l'administration heureusement choisis
crédités de compétences scientifiques
nouvelles : Sauver l'Ours Brun des Pyrénées,
et en tirer de très nobles profits.
Cette délégation découvrit la Roumanie
et les ours sur les poubelles des villes miséreuses
de ce pays. Le coup de foudre s'abattit sur ces pauvres
gens ; non seulement ils furent convaincus de la cohabitation
de l'ours avec les populations, mais comme Pérette,
ils échafaudèrent et transmirent leurs rêves
aux gens du pays dès leur retour, sauf qu'ils omirent
seulement de nous entretenir de la misère humaine
qui se trainait autour de ces ours tout autant affamés.
Peu préocupés de celle-ci, ignorant volontairement
appartenir à la petite bourgeoisie locale, ils
débattirent dès lors des deniers qui allaient
tomber dans notre escarcelle qu'apporteraient des milliers
de touristes.
Les mesures déjà promises en accompagnement
de cette noble cause favorisèrent ainsi un émerveillement
spontané chez ces premiers témoins d'ours
civilisés.
Ils avaient vu " des ours " sans descendre...du
marche-pied du véhicule qui les portait.
A partir de 1983, date à laquelle André
FABRE vint aux affaires en tête de la Mairie de
Laruns en Vallée d'Ossau, de l'élection
de Jean LASSALE au poste de Conseiller Général
en Vallée d'Aspe, les affaires d'état et
litiges administratifs en tous genres allaient se précipiter.
Dès 1985 des procédures en cascades s'étalèrent
dans le Pays de l'Ours des Pyrénées en Aspe
et Ossau. La Mairie de Laruns, conduite par André
FABRE avait échaffaudé à la hâte
en 1984 un projet de 2000 lits aux abords du lac de Fabrèges,
au pied de la station de ski d'Artouste. Ce projet allait
bien sûr à l'encontre de la loi
montagne.
Le président de la Communauté des Communes
de la vallée d'Aspe René ROSE, appuyé
par Jean LASSALE conseiller général mais
aussi Président du conseil d'administration du
Parc
National étaient porteurs d'un projet aussi
de 2000 lits à l'intérieur du Parc National
sur la station de ski de fond sur le site du Somport.
Ces deux projets émaillés de plusieurs procès
virent leurs permis de construire délivrés
par l'Equipement et les Préfets successifs des
Pyrénées Atlantiques annulés par
le Conseil d'Etat.
Ainsi les ours des pyrénées furent intronisés
otages des projets suscités.
Les préfets successifs, le Conseil
Général des Pyrénées Atlantiques
conduit tour à tour par Frantz DUBOS, Henri GRENET
et enfin François
BAYROU protecteur paternaliste de Jean LASSALE, allaient
prêter main forte aux élus aspois et ossalois
pour organiser un marchandage qui n'a pas encore vu le
jour : le renforcement de la population d'ours au travers
des constructions de 4000 lits sur deux stations de ski
: Artouste-Fabrèges et le Somport.
En 1991 apparurent en vallée d'Aspe et d'Ossau
trois ours carnassiers, adoptant des comportements douteux
: ils se promenaient en plein jour en des lieux jamais
fréquentés précédemment par
l'ours, mais aussi au milieu des troupeaux. Ils massacrèrent
cette année-là 183 brebis, soit quatre fois
plus que les ours autochtones habituellement (pour info
cette année 43 brebis tuées).
L'émotion et la colère des éleveurs
fut grande ; les élus les plus engagés jurèrent
ne pas avoir été mis au courant et l'administration
tout autant. Mais pourquoi fin automne 90 et tout le printemps
91 les garde chasse, forestiers et du Parc National s'agitaient-ils
tous les jours en basse montagne, jumelant l'espace montagnard
?
Intervinrent cette même année les discussions
entre Brice LALONDE et les élus de gauche lesquels
organisèrent des rencontres en Préfecture
qui déclenchèrent les premières chamailleries
entre le Ministre, sa suite dont deux hommes virulants,
les élus aspois et béarnais les plus impliqués,
les premiers reprochant aux seconds de ne pas tenir leurs
promesses : mais lesquelles ?
Le désaccord consommé en Préfecture
à Pau, Brice LALONDE siégeant aujourd'hui
à l'UDF créa les réserves Lalonde
sur 6000 ha. Une résistance s'engagea entre les
populations des deux vallées d'Aspe et d'Ossau
contre les réserves mises en place, puis survint
en 92 l'agitation pour le tunnel du Somport.
Tout fut dès lors combat : la gauche au pouvoir
voulait imposer les réserves à ours et trainait
les pieds sur le projet du Somport.
L'an 1993 vit arriver la droite au pouvoir ; François
BAYROU Président du Conseil Général
des Pyrénées Atlantiques fut nommé
Ministre de l'Education Nationale. Il invita Monsieur
Michel BARNIER au Parlement de Navarre à Pau ;
celui-ci promit d'annuler les réserves Lalonde.
Cela fut fait mais en revanche il fit promettre aux élus
béarnais la mise en place d'un plan de préservation
et de développement de la population oursine des
Pyrénées.
C'est ainsi qu'avec le concours actif du Préfet
de l'époque Monsieur Denis, et d'un parvenu au
pays recalé de quelque ministère Monsieur
Ollagnon fut mise en place une association baptisée
" Institution Patrimoniale du Haut-Béarn ".
Entre temps François
BAYROU et la droite au pouvoir firent adopter au Parlement
un texte modificatif de la loi montagne en dérogation
pour le seul projet de Fabrèges lequel autorisait
une construction " modérée " à
moins de 300m d'un lac. C'était plutôt grossier.
L'enchainement de la sauvegarde de l'ours qui n'en sera
jamais une et la construction de Fabrèges et du
Somport non acquise à ce jour, commençait.
Tout s'enchaina très vite. L'Etat était
déjà demandeur du classement de la vallée
du Sussouéou laquelle supporte la station de ski
d'Artouste qu'orne de maintes brêches la façade
Est adossée à l'ouest de cette vallée.
Faute de grives, le Ministère de l'Environnement
en voulant sauver tout le reste mange du merle. La commune
de Laruns farouchement opposée à ce classement
mobilisa la population et l'invita à venir assister
solennellement aux débats du conseil municipal
décidant du refus du classement.
Deux mois après en toute intimité ce même
conseil municipal acceptait ce classement. Effectivement,
la commune de Laruns avait reçu " verbalement
" une promesse : celle de se voir octroyer le permis
des 800 lits créés illégalement sur
le site de Fabrèges et obtenir l'autorisation d'en
créer 1200 supplémentaires.
C'était en décembre 94. Nous sommes en mars
2001 ; non seulement la commune de Laruns ne pourra créer
au mieux que 700 lits supplémentaires, mais à
ce jour elle n'a obtenu aucun permis de construire.
Les ours introduits à Melles en Haute-Garonne
sont devenus la réussite de l'échec. Pire
! ils se sont inscrits dans l'histoire d'une parodie.
D'éminents scientifiques ou du moins persuadés
de l'être ont avec le concours du Maire de Melles
et de 3 autres communes avoisinantes eu l'idée
d'introduire 3 ours, avec la certitude que c'était
une opération unique en France et de grand avenir.
Introduits sur 4 communes dans un pays déshérité
mais où transhument encore aux alentours des moutons
à viande et des vaches, cette opération
a tout simplement tourné au désastre sur
tous les points.
Le territoire n'avait pas la qualité biologique
d'un habitat et les ours slovènes importés
possédaient des caractéristiques génétiques
très différentes.
L'ours brun des Pyrénées est fin, très
élégant, la robe claire et la tête
fine. L'ours slovène est énormément
massif et grand, la tête ronde et le pelage presque
noir.
L'ours brun des Pyrénées est presque totalement
herbivore ; il tue pour son équilibre homonal.
Son organisme lui réclame de la viande à
la pousse de l'herbe excessivement azotée, en juin
en montagne ; et fin septembre, gavé de fruits
d'une flore riche d'été il éprouve
un besoin de consommation de viande. Les pertes occasionnées
par les 7 ours des Pyrénées peuvent s'évaluer
à une moyenne de 44 brebis par an. L'ours slovène
tue en permanence ; c'est ainsi que 4 ours ont tué
en un an 269 brebis en en ont fait disparaitre 1066, soit
un total de 1335 / 4 = 333 brebis par ours.
L'ours brun des Pyrénées est peu chasseur.
L'ours slovène est un carnassier. De par sa puissance
il est à même d'éliminer les mâles
pyrénéens et donc de détruire l'ours
des pyrénées.
L'habitat de la Haute Garonne n'est pas réceptif,
c'est pourquoi les ours se sont dispersés jusqu'en
Espagne. Faut-il savoir que les oursologues improvisés
prétendent avec conviction avoir acquis des connaissances
scientifiques sur la vie de l'ours. Dans cette affaire,
ils auront démontré cependant toute leur
ignorance.
Il est vrai que les observateurs mis en place sont des
anciens ouvriers de la métallurgie, des gardes
forestiers et des gardes chasses qui s'ennuyaient dans
leur travail
Actuellement l'Institution Patrimoniale du Haut-Béarn
est à l'agonie. Les chasseurs ont quitté
le campus depuis 3 ans le ministère de l'environnement
a coupé une partie des robinets ; les bergers ont
décidé en assemblée générale
et de bureau de quitter aussi l'habitacle.
Une association de défense et de mise en valeur
des territoires composée de bergers de la chaine
des Pyrénées, des élus socialistes
et RPR, des chasseurs pyrénéens, des exploitants
forestiers réclament dans une pétition à
l'Etat aux 4 communes autour de Melles de retirer l'ours
slovène qui est arrivé jusqu'en Ossau, lequel
a tué 123 brebis dans l'été 2000
de juin au 1er août, chassant à cette date
les bergers des estives.
Des 4 ours de Melles opérant sur le site, 2 sont
en Espagne où ils ont tué 289 brebis et
en ont fait disparaitre 928 en quatre ans. La femelle
Melba est morte ; sur les 5 survivants il n'y a plus un
seul mâle et deux milliards de centimes ont été
dépensés.
Seuls les conseillers généraux des Pyrénées
Atlantiques sont muets. L'institution patrimoniale est
UDFisée, les autres conseillers généraux
sont paralysés. L'UDF n'ose pas déplaire
à BAYROU
; les socialistes sont figés par la peur d'une
partie du clientélisme politique (beaucoup d'enseignants).
Les RPR sont dans l'expectative, deux conseillers généraux
: Louis Altapé RPR conseiller général
en Barétous et moi-même, socialiste et conseiller
général en Haut-Ossau sommes membres du
conseil d'administration du Comité de Défense
et de mise en valeur des territoires pyrénéens
dont le siège est en Haute-Garonne.
L'échec de Melles est non seulement ruineux mais
retentissant dans la chaine pyrénéenne.
Le Maire d'Arette, vice-président de l'Institution
Patrimoniale est conspué chez lui. Il ne s'est
pas représenté aux élections municipales,
une liste s'est constituée autour de Pierre Casabonne
Directeur d'Ecole qui fit déjà un tabac
aux cantonales et s'était positionné contre
l'ours.
Une stupide aventure politico-intellectuelle aura usé,
déstabilisé les hommes et les femmes sur
tout le massif pyrénéen. En Béarn
des fonctionnaires naïfs, avides d'avancement opportunément
carriéristes, auront tenter de bousculer les hommes
des vallées béarnaises, rejoints par des
élus plus opportunistes qu'intellectuels. Ils peuvent
à présent mesurer les dégats de cette
sinistre comédie.
Sept ours demandent à vivre en paix, ignorant
que des hommes veulent leur perte en introduisant des
ours plus puissants qui anéantiront la souche dont
ils sont porteurs.
L'histoire dira un jour que dans ce Pays de Béarn
des hommes et des femmes auront lamentablement échoué
à tenter d'apprendre à danser avec les ours.
ANNEE
2002 : L'HISTOIRE SE GATE
L'Institution
Patrimoniale est aux abois : lachée par Jean
LASSALE, son ancien président qui a démissionné,
persécutée par une opinion publique, elle
a eu à battre en retraite dans son engagement d'introduire
des ours slovènes ou autres races en Haut-Béarn.
L'Etat a été enfin dans l'obligation de
découvrir " le pot aux roses " d'une
tromperie qui aura coûté beaucoup d'argent
liquide au contribuable français et européen.
Nous aurons vécu 7 ans dans un film de comédie
au sein duquel l'Etat et l'Institution Patrimoniale auront
dans un parfait accord tenté de tromper tout un
pays. L'Etat et certains écologistes auront enfin
compris qu'ils avaient affaire à des opportunistes
politiques désireux de se faire un nom dans une
histoire d'ours.
L'Institution Patrimoniale aura tenté elle aussi
de lasser les populations en espérant leur usure
et obtenir ainsi leur consentement à prolonger
cette mascarade ... d'Ours, pour lequel se seront agités
comme des forcenés nos politiques nouvellement
revêtus d'une fourrure d'ours. Au fil du temps la
fourrure s'est détèriorée ; il n'en
reste que le souvenir d'une lamentable histoire d'ours.
Jean LASSALE aura publiquement avoué que l'Institution
Patrimoniale est un colis encombrant, chatouillé
par l'envie de se porter candidat aux législatives
de juin 2002. Il aura considéré qu'il serait
difficile de promener ce fardeau ridicule et agaçant
de colonisation des montagnes Haut-Béarnaises au
profit de l'Etat. En effet, dès le début,
les élus Aspois et quelques 5 Maires Béarnais
nous destinaient à être colonisés
au bénéfice de la faune sauvage.
On aura grassement payé les bergers qui auront
été complices de cette tentative.
A trop vouloir prouver, on aura démontré
l'ineptie d'une stratégie contraire au temps présent.
Ainsi donc à ce jour, l'Etat a haussé le
ton et demande à nos " apprentis-sorciers
" d'affirmer leurs engagements pour le renforcement
de la population ursine. Après avoir sabordé
l'étude du spécialiste américain
qu'elle avait commandité, l'Institution Patrimoniale,
prise au piège de sa propre supercherie, tentait
désespérément d'accuser l'Etat, lui
reprochant de s'être lassé de se faire abuser.
Après avoir elle-même tracé les périmètres
de Natura
2000 (car qu'est-ce-qu'une zone ours ?), nos "
diablotins " de Maires veulent mobiliser les foules
contre cette mesure. Ils ont en fait engagé une
avocat. Peu scrupuleux des promesses faites à l'Etat,
ils accusent celui-ci de se piquer au jeu.
A vouloir jouer avec le feu, ils se seront brûler.
A " pisser " contre le vent, ils auront souillé
leurs souliers.
La seule chance qu'il nous reste, est que la bagarre entre
l'Etat et nos élus en colère au travers
de Natura
2000 prenne toute sa dimension ; ceci nous laissera
en paix pour quelques lustres.
Après avoir villipendé Natura
2000 en affirmant haut et fort qu'on s'y opposerait
par tous les moyens, Jean LASSALE déclare : "
Si on dit oui à l'Etat il le fera, si on dit non,
il le fera quand même ".
On n'en est plus à une démission près
de Jean Lassale, c'est à dire qu'après avoir
démissionné du Parc National, il démissionne
de l'Institution Patrimoniale ; et maintenant, va-t-il
démissionner du combat contre Natura
2000 ? Soldat bien dévoué au candidat
BAYROU,
lequel affirme très haut ses convictions européennes
dont Natura
2000 certainement, Jean LASSALE parait embarassé.
mars 2001
|
|